Episode 6

Les badges de nos vies : et si on reconnaissait aussi ce qui compte vraiment?

E Ermenegildo Conte · août 31, 2026 · Lecture 3 min

Quand Jeannine est décédée à 84 ans, sa famille a trouvé dans son tiroir une boîte de cartes de remerciement. Cinquante ans de bénévolat : la popote roulante, la bibliothèque de l’école, le conseil de fabrique, les paniers de Noël. Des dizaines de cartes signées à la main. « Merci Jeannine, on ne sait pas ce qu’on ferait sans toi. »

Sa petite-fille Laurence a tout gardé. Mais en refermant la boîte, elle a eu cette pensée qui fait mal : à part cette boîte, il ne reste aucune trace de ces cinquante années. Rien de consultable, rien de transmissible, rien qui dise officiellement : cette femme a donné un demi-siècle à sa communauté.

Les diplômes de son grand-père, eux, sont encadrés dans le corridor.

On certifie les carrières. Qui certifie les vies?

Notre société est très bonne pour reconnaître ce qui se monnaye : diplômes, titres professionnels, années de service. Elle est étonnamment démunie pour reconnaître le reste — qui est souvent ce qui compte le plus. Le bénévolat soutenu. La transmission d’un savoir-faire familial. L’engagement dans un organisme. L’accompagnement d’un proche. Les sommets personnels : un marathon à 60 ans, une sobriété maintenue, un métier appris sur le tard.

Ces reconnaissances-là existent — dans des mercis, des soupers hommage, des cartes dans des boîtes. Mais elles meurent avec la mémoire de ceux qui les ont données.

L’héritage numérique, au sens propre

C’est une des raisons profondes pour lesquelles on a créé Meritag — et c’est même caché dans le nom : Mérite, Tag, héritage. Dès le départ, on a voulu que la même technologie qui certifie une formation professionnelle puisse certifier un engagement de vie.

Imaginez l’organisme où Jeannine a fait sa popote roulante émettre, de son vivant, un badge « 25 ans de service — Popote roulante de Sainte-Foy ». Scellé cryptographiquement, avec la description de ce qu’elle a fait, vérifiable pour toujours, copié sur un réseau mondial, ancré dans le temps. Un badge qui vit sur sa page personnelle — son passeport de reconnaissances — et que Laurence, aujourd’hui, pourrait montrer à ses propres enfants : « Regarde. C’était ça, ton arrière-grand-mère. »

Pas une carte dans une boîte. Un monument numérique, petit mais indestructible.

Pas de la nostalgie. De l’infrastructure.

Techniquement, ces badges de vie ont exactement la même solidité que nos badges professionnels : standard mondial Open Badges 3.0, signature infalsifiable, permanence quatre niveaux, données au Québec. Pour les organismes communautaires, les municipalités, les clubs et les familles, émettre devient aussi simple qu’envoyer un courriel — et infiniment plus durable.

Et on travaille déjà sur la suite : des collections, des accomplissements collectifs, des reconnaissances qui se transmettent — parce qu’un héritage, par définition, ça se passe de main en main. (Les curieux de musique québécoise, entre autres, vont aimer ce qui s’en vient cet automne. C’est tout ce que je dis.)

Laurence a gardé la boîte de cartes de Jeannine. Les prochaines Jeannine, elles, auront les deux : les cartes qui touchent le cœur, et les badges qui traversent le temps.

→ Organismes, municipalités, familles : la reconnaissance durable n’est plus réservée aux diplômes. Découvrez ce qu’un badge peut honorer : meritag.ca

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Voyez comment ca marche en 15 minutes. Premier badge gratuit, accompagnement inclus — badges Open Badges 3.0 verifiables, herberges au Quebec.

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Ermenegildo ConteFondateur, Meritag · IADATA

Bâtisseur de systèmes québécois, Ermenegildo conçoit des outils qui rendent la reconnaissance professionnelle vérifiable et durable : badges Open Badges 3.0 signés cryptographiquement, hébergés au Québec, conformes Loi 25. Sa conviction, au cœur de Meritag : la valeur naît de l'émission, jamais de la rétention. Votre reconnaissance vous appartient — pour de bon.