Episode 11

Récompenser les bons comportements (sans la tape dans le dos qui s’évapore)

E Ermenegildo Conte · octobre 5, 2026 · Lecture 3 min
Récompenser les bons comportements (sans la tape dans le dos qui s'évapore)

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Dans l’usine où travaille Éric, il y a un tableau « X jours sans accident » à l’entrée. Le chiffre monte, tout le monde en est fier — et quand un nouveau record tombe, on commande de la pizza. Puis le compteur repart à zéro et il ne reste… rien. Pas une trace de qui a contribué, comment, pendant combien d’années.

Éric, lui, a quinze ans de comportements sécuritaires exemplaires : audits impeccables, mentorat des nouveaux sur les procédures, deux situations dangereuses signalées qui ont évité le pire. Son dossier dit « aucun incident ». C’est tout. Le vide, comme reconnaissance d’une décennie et demie de vigilance.

Les comportements sont des compétences qui s’ignorent

On badge volontiers les savoirs (formations) et les rôles (titres). On oublie les comportements — alors qu’ils sont souvent ce qui compte le plus : la rigueur sécurité, l’assiduité, l’entraide, le mentorat informel, les saines habitudes qu’un programme de mieux-être encourage. Ces choses-là se félicitent verbalement, se soulignent en réunion… et s’évaporent.

Un badge comportemental fait deux choses que la tape dans le dos ne fait pas : il dure (l’engagement d’Éric devient un jalon daté, vérifiable, cumulable — Année 1, 5, 10, 15 de pratique sécuritaire exemplaire), et il raconte (les critères publics disent précisément ce qui a été reconnu : pas « bon gars », mais « a complété les audits mensuels, mentoré 12 recrues, signalé proactivement »).

Le garde-fou essentiel : reconnaître, jamais surveiller

Disons-le franchement, parce que le sujet le mérite : un programme de badges comportementaux se conçoit avec soin. On reconnaît des JALONS choisis et valorisants — pas un pointage permanent de la personne. Critères transparents, adhésion volontaire pour les volets personnels (santé, mieux-être), et le récipiendaire reste maître de ce qu’il affiche. La reconnaissance élève; la surveillance écrase. Notre conception, incluant la conformité Loi 25 (consentement, minimisation des données), est bâtie pour la première et contre la seconde.

Bien fait, le résultat est puissant : les comportements qu’on veut voir se multiplient quand ils laissent une trace dont on est fier. Éric avec ses badges « 15 ans de vigilance » et « Mentor sécurité », c’est un standard vivant qui marche dans l’usine — et la pizza reste bienvenue.

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Ermenegildo ConteFondateur, Meritag · IADATA

Bâtisseur de systèmes québécois, Ermenegildo conçoit des outils qui rendent la reconnaissance professionnelle vérifiable et durable : badges Open Badges 3.0 signés cryptographiquement, hébergés au Québec, conformes Loi 25. Sa conviction, au cœur de Meritag : la valeur naît de l'émission, jamais de la rétention. Votre reconnaissance vous appartient — pour de bon.